Lombez. Drôle de nom. Nom un peu ambigu, même...
Voilà l'endroit où j'ai passé deux semaines de mes vacances. Un endroit vraim
ent fou!
A commencer par le camping, autour du stade avec Thomate ---->
Thomas, mon copropriétaire du camping, l'écrivain romantique, le dix-neuviémiste, l'auteur de textes érot... j'ai rien dit, le papa d'une chauve-souris (baptisée Timio, par moi!), l'observateur des aquariums, le grand homme mystérieux, qui m'a toujours pas dit si... ok, c'est bon, eh eh, je saurai!!!
Nous avions un stade de foot, des tribunes, un gymnase et des vestiaires pour nous tout seuls. Et surtout, un banc, un hérisson et deux chauve-souris! Avec nos deux tentes, on avait fière allure (surtout sous la flotte, hum hum)
Le cadre est posé. C'est parti pour deux semaines.
Chaque matin, direction l'école Pétrarque, pour 2h30 d'atelier d'écriture. Branchés sur nos ordis portables, on écrivait, écrivait, séchait, râlait, déprimait, écrivait, rigolait... Le bonheur! Se lever... pour écrire! C'est pas la belle vie ça!
Ensuite, direction la cantine pour le repas avec tout le monde. Une quarantaine de stagiaires la première semaines, une trentaine la deuxième. A table, pas grand chose à dire. On mangeait, on parlait, on rigolait. Normal, quoi.
Après manger, le café. Ca, c'était un moment clé de la journée. Il y avait à côté de l'école un café, qui nous faisait des tarifs spéciaux. On débarquait donc, squattant tables et chaises de la terrasse et mettant à sec toutes les machines à café du coin. Le café, c'était mythique. Le moment où on parlait avec tout le monde, où on se plaignait parce qu'on n'avait pas d'idées ou qu'on écrivait trop etc... Un moment où on comatait à moitié, se remettant difficilement des nuits trop blanches...
A 16h30, les ateliers reprenaient jusqu'à 19h. On finissait par étouffer dans ces salles où les ordis chauffaient trop. Alors, on allait travailler dans la cour de l'école, ou on abandonnait, parce que l'écriture ne voulait décidément pas sortir. On se retrouvait entre frustrés du stylo, c'était plutôt inhabituel, pour tout dire!
Le soir, plusieurs parties. L'avant-première au camping, souvent, pour le repas with Thomate et <----Amélie.
Amélie qui a eu aussi peur que moi de ne pas se trouver des potes aux ateliers en arrivant, et qui m'a trouvée (pas de chance pour elle!), la normande-parigotte qui fume comme un pompier, un pompier qu'elle a failli choper euh! Que dis-je! Amélie et ses yeux mystérieux (ton pote a raison), Amélie la footeuse, la chérie de Marv... euh, arf, sorry, Amélie qui écrit des choses terribles, mais avec un style de ouf', qui m'a fait découvrir Coquelicots, que je suis ravie d'avoir connue et qui me manque, dans son Nord de la France!
Une fois sur deux, animation: concert de jazz, spectacle comique, pièce de théâtre... c'est à cette occasion que j'ai eu le malheur de croiser la route d'Arnaud Denis alias Scapin (en lien une vidéo présentant la pièce que j'ai vue et... Arnaud!) Le plus bel homme que j'ai jamais vu. Forcément pas hétéro... Les boules! Bref, il occupe mes pensées depuis ce jour. Nan, je blague. Quoique... Arnaud...!
Bref, ça c'était en première partie de soirée. La seconde partie avait lieu dans un endroit très étrange... L'essence des Muses.
Drôle de nom, encore.
L'Essence des Muses----> c'est une station service désaffectée, recyclée en villa pour jeunes écrivains sans abri à l'occasion des ateliers d'écriture. Bref, une maison, une dizaine de jeunes forcément dérangés (puisque scribouillards), quelques bouteilles et vous voyez le tableau. A noter cependant le cadre vraiment étrange de cet endroit et son aménagement insolite (des lits d'hôpital, un sous-sol mi-appartement mi-décor de film d'horreur).
Bref, à l'Essence des Muses, on s'amuse, on picole et on parle. Entre les soirées secrets, chansons, hurlements et autre choses étranges, le coin ne manquait pas d'animation. N'oublions pas la réalisation d'un roman photo on ne peut plus réussi, par ailleurs. Je jouais le rôle d'une amoureuse transie. C'était très difficile de me mettre dans la peau du personnage, au fait. Mais c'était vraiment sympa à faire!
Vous l'avez compris, Lombez ne manquait pas d'animation et les ateliers d'écriture... ah oui, peut-être que je pourrais en parler, un peu. Et bien, j'ai écrit. Deux nouvelles, très mauvaises, bien sûr, mais ça s'arrangera. U
ne première semaine tranquillou avec Alain Absire, où on n'a écrit gentiment sans trop de frustration. J'avais une voisine de table très attentive, qui jouait au solitaire pendant que les autres lisaient leurs textes (oh!!!). Elle s'appelle <--- Julie, même!
Julie, la première à qui j'ai parlé en arrivant au stage, avec son ptit air malicieux et ses grimaces, notre compagnonne de route pour aller à l'école le matin, avec Thomate, et ma camarade de vaisselle-toilettes-cactus entre midi et deux (no comment ^^). Julie surnommée Zuzuche par moi eh eh alala... que j'ai formée à mes expressions et qui ce que c'est que la mauvaiseté!!!
Arf, j'suis mauvaise, hein! C'est moi qui ai commencé à jouer à Freecell, ça l'a choquée, et après... elle a fait pareil, bien sûr! Pffft!
En revanche, la deuxième semaine avec Jean-Noël Blanc... c'était complètement surréaliste. « Tout commence mal ». Voilà ce qu'il y avait marqué sur un des bracelets qu'il portait le premier jour. Il n'avait pas tort! Surnommé le tueur à la machette, Monsieur Blanc n'était pas un animateur de tout repos. Titilleur, tatillon, exigent, accro à la précision, allergique aux enjolivures et aux lourdeurs.... Un véritable diététicien de l'écriture!
Il n'y a pas à dire, je suis sortie de l'atelier, le premier jour, et je me suis demandé comment j'allais faire pour tenir toute la semaine!
Et pourtant! C'est quand ça fait mal qu'on commence à avancer. Vrai, vrai, vrai.
Chaque matin, des jeux d'écriture (genre, écrire un texte en n'utilisant que la voyelle « e »), et l'après-midi, écriture d'une nouvelle.
C'était vraiment deux semaines de qualité d'un point de vue de l'écriture. Ca fait un bien fou de rencontrer des gens qui ont l'anomalie « écriture » dans l'ADN. On se sent proches très vite, on se comprend beaucoup plus, aussi, j'ai l'impression. Les conversations ne se perdent pas dans le superficiel. C'est vraiment bizarre comme atmosphère, comme relations, même.
Les ateliers à Lombez, c'est comme une bulle. Un monde à part. Des relation
s intenses, des mots qu'on dit, sans trop savoir d'où ils viennent, une atmosphère unique, une évidence, un commun accord qui nous relie tous, aussi différents
que nous soyons: l'écriture.
C'est aussi beaucoup de délires et de choses tout à fait normales: le foot avec Amélie, Joris, Paul et son cousin, les sandwichs à la friterie, le ciné en plein air avec Thomate, les cactus à Inter avec Julie, la sardinade des pompiers de Lombez, le sauvetage (et abandon...) d'une petite chauve-souris par Thomate, les coups de fil incessants d'Amélie (eh eh! heureusement qu'elle raccrochait, parfois, rarement...), et j'en passe.
Une spéciale dédicace au footing- muscu-leçon-de-drague avec
Samir ---->
Un lien vers le site du PJE si certains d'entre vous auraient envie de se lancer dans l'aventure lombézienne l'été prochain (perso, j'ai très envie d'y retourner!)
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