Dimanche 19 mars 2006
Tu sais bien que c'est pas la première fois.
Je sais bien qu'il ne faudrait pas.
Mais tu sais, les grands chevaux, moi, j'adore ça.
Le rodéo, le soleil, et la terre rouge qui vole au vent, sous les sabots de l'étalon.
C'est idiot, je sais, mais c'est en moi.
Impulsive.
Trop.
Tu sais bien que j't'aime bien.
Bien sûr, j'ai toujours des mots à la con, et puis,
Tu sais bien: les cow-girls sont des casse-cou.
Elles tombent sur le premier venu, dégainent leur pistolet,
Boum, fffiiou, et terminé.
Les cow-girls ne valent pas les cow-boys.
Elles ont la mine, elles ont les airs, se donnent les gestes.
Mais au fond, elles n'ont pas l'oeil.
Elles tirent, mais ratent souvent leur cible.
Maladresse maladive.
Je sais bien que c'est pas la première fois.
Je sais bien que je m'emporte trop souvent comme ça.
Tu sais bien que j'aime les mots, mais qu'ils ne m'aident pas.
Ils s'accrochent à mes doigts, s'aiguisent et sabrent.
Ils sont malins, et ils me suivent. Ils sont parfois si peu justes.
Tu la connais, l'euphorie, celle qui me gagne, au soleil,
Celle qui vient tout droit du voile céruléen au-dessus de nos têtes,
Et qui flirte avec les collines rouge sang, et les pauvres cactus.
Tu la connais, cette folie étrange, qui grandit sous la plume,
Celle-là même qui change la donne, qui drague la bille à la roulette.
L'euphorie qui emporte, toujours plus haut, toujours plus intensément.
Et ensuite, je mesure plus.
Les balles partent, balles perdues.
Je tire, à l'aveuglette, à bout portant.
J'oublie parfois que mon ranch n'est qu'une belle illusion.
J'oublie parfois que les cow-girls n'existent que dans mon imagination.
J'oublie parfois que la Terre n'est pas seulement faite de durs-à-cuire.
Je voudrais aller plus vite que les balles de mon flingue, parfois,
Mais tu sais bien: ça non plus, je ne peux pas.
Alors que faire avec tout ça, les coups reçus,
Ces maudites balles, ces balles perdues...?
J'ai pas c'qu'il faut pour t'opérer, j'ai juste quelques mots,
J'sais même pas si ça f'ra effet.
On dit dans ces cas là, "ami, j'suis désolée"
Et on prie que les maux puissent un jour s'effacer.
Je sais bien qu'il ne faudrait pas.
Mais tu sais, les grands chevaux, moi, j'adore ça.
Le rodéo, le soleil, et la terre rouge qui vole au vent, sous les sabots de l'étalon.
C'est idiot, je sais, mais c'est en moi.
Impulsive.
Trop.
Tu sais bien que j't'aime bien.
Bien sûr, j'ai toujours des mots à la con, et puis,
Tu sais bien: les cow-girls sont des casse-cou.
Elles tombent sur le premier venu, dégainent leur pistolet,
Boum, fffiiou, et terminé.
Les cow-girls ne valent pas les cow-boys.
Elles ont la mine, elles ont les airs, se donnent les gestes.
Mais au fond, elles n'ont pas l'oeil.
Elles tirent, mais ratent souvent leur cible.
Maladresse maladive.
Je sais bien que c'est pas la première fois.
Je sais bien que je m'emporte trop souvent comme ça.
Tu sais bien que j'aime les mots, mais qu'ils ne m'aident pas.
Ils s'accrochent à mes doigts, s'aiguisent et sabrent.
Ils sont malins, et ils me suivent. Ils sont parfois si peu justes.
Tu la connais, l'euphorie, celle qui me gagne, au soleil,
Celle qui vient tout droit du voile céruléen au-dessus de nos têtes,
Et qui flirte avec les collines rouge sang, et les pauvres cactus.Tu la connais, cette folie étrange, qui grandit sous la plume,
Celle-là même qui change la donne, qui drague la bille à la roulette.
L'euphorie qui emporte, toujours plus haut, toujours plus intensément.
Et ensuite, je mesure plus.
Les balles partent, balles perdues.
Je tire, à l'aveuglette, à bout portant.
J'oublie parfois que mon ranch n'est qu'une belle illusion.
J'oublie parfois que les cow-girls n'existent que dans mon imagination.
J'oublie parfois que la Terre n'est pas seulement faite de durs-à-cuire.
Je voudrais aller plus vite que les balles de mon flingue, parfois,
Mais tu sais bien: ça non plus, je ne peux pas.
Alors que faire avec tout ça, les coups reçus,
Ces maudites balles, ces balles perdues...?
J'ai pas c'qu'il faut pour t'opérer, j'ai juste quelques mots,
J'sais même pas si ça f'ra effet.
On dit dans ces cas là, "ami, j'suis désolée"
Et on prie que les maux puissent un jour s'effacer.



Eh oui! Fallait bien en faire tout un plat de cet annif! Le grand sportif qui va courir le marathon, le grand footeux, le plus beau, avec ses yeux bleus, sa maison niçoise, et puis ses grigris footballistiques! C'était incontournable! Bref, Engie, le
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